I say what I want what I really really want

normal_321Tu te souviens de l’époque où on pouvait deviner ton opérateur téléphonique avec ton numéro de téléphone?

C’était aussi l’époque du millenium SFR, des SMS hors forfait, des premiers Nokia et la fin des Tatoo. L’époque ou je pouvais encore porter des crop tops ou du vernis blanc nacre.

Je collectionnais les bouteilles d’eau jeune et j’avais jamais roule de pelle a un garcon, parce que je voulais être “vraiment amoureuse”. Au moins autant que je l’étais de Cal des Worlds Apart ou Matthieu Panzani a qui je n’ai jamais parlé de ma vie entière. Sur ma porte, je collais les cartes Star Club avec les paroles de Janet Jackson, Manu s’etait acheté la même chemise que Drazic et on trainait au rayon CD singles du centre commercial qui n’existe désormais plus.

Aujourd’hui il suffit d’ouvrir Instagram pour voir que tout est redevenu à la mode. Les colliers tatouages que ma mère m’interdisait de porter au collège, les Game Boy color, les sacs bananes argentés, les platerform shoes des Spice Girls avec lesquelles Marie Peraganno s’est cassée la gueule un jour en sport et bim, rupture des ligaments croisés.  Le tout porté par des filles probablement nées apres la séparation desdites Spice Girls.

Alors ça veut dire quoi? Que la mode est un éternel recommencement? Qu’il ne faut garder, entasser toutes ses fringues jusqu’au jour ou elles deviendront vintage?

Non. Ça veut juste dire qu’on vieillit.

Qu’on devient nous aussi des vieux cons. Comme la génération avant nous qui a vu ses codes pillés par notre génération. Mais oui, souvenez vous quand on portait des vestes de survet fluos et des jeans bleachy taille méga haute.

Voila. C’est à notre tour maintenant de jouer aux vieux cons et de pester sur ces connasses de 17 piges qui te parlent du chat de Caramail comme si elles avaient passé des heures dessus. Comme moi Ptiteblonde06 qui passait des nuits a troller des forums ou des gens parlaient de rap.

On vieillit, c’est le cercle de la vie, l’histoire de la vie , le cycle éternel. On en pourra pas rester à jamais des jeunes adultes qui ont du mal à se positionner dans la vie. Comme dans Friends, on est à un tournant de nos vies où l’on ne peut plus mettre nos erreurs sur le compte de la jeunesse.

Maintenant il faut montrer l’exemple, essayer de mettre un peu d’ordre dans sa vie et retirer des murs les posters de Leonardo Di Caprio.

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4 Replies to “I say what I want what I really really want”

  1. “Ouais mais nous à leur âge on se serait jamais habillé/comporté comme ca” quand tu commences à dire ça c’est le début de la fin aussi

    So no one told you life was gonna be this way

  2. Sans vouloir jouer la meuf qui refuse d’admettre qu’on vieillit et qu’il faut accepter “qu’à chacun son époque” je dirais que le truc qu’on a en plus, c’est que c’est NOTRE génération qui a grandi avec l’évolution de la technologie et du rapport son/image. Tout ce qui caractérise l’époque actuelle finalement : le rapport à la mode, aux célébrités, l’exposition continue des gens, les réseaux sociaux, l’image de soi…bref le 21ème siècle avec toutes les merdes que ça comporte, on l’a vu venir à grand pas (peut-être mieux que nos parents) et on y porte un regard intéressé (et très critique). Je pense qu’on a été les premiers hamsters de cette petite foire, n’empêche que ça fait des supers souvenirs.

  3. NO way. Je veux bien accepter mes rides, parler Infusion du Soir et dire des trucs du genre “Je ne sors pas en semaine, sinon je suis trop crevée le lendemain”, mais JAMAIS, JAMAIS Ô GRAND JAMAIS je ne retirerai mes posters de Leonardo Di Caprio du mur.

  4. “et retirer des murs les posters de Leonardo Di Caprio.”

    JAMAIS TU M’ENTENDS, JAMAIS.
    You and me both, nanistoutcourt.

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