Without my wings i feel so small

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J’ai hâte de rentrer chez moi. Mettre les pieds sous la table et écouter ma mère me parler de tout et de rien.

Ici tout m’énerve. Pas seulement les gens dans la rue, les gens au boulot, les gens dans le métro et les gens dans le dodo. Non en fait les gens dans le dodo je les aime vous pouvez me les laisser. Merci.

Les gens dont je me suis entourée sans trop faire de tri, les toxiques qui n’auraient peut être même jamais du croiser ma route. Et moi je suis tombée en plein dans le panneau. Tiens donne la moi ton amitié toxique, je vais la prendre et la manger, je vais la garder au fond de moi pour finir comme toi. Aigrie et moche. Et je finirai par me dire comme toi, qu’ici tout est pourri et qu’ailleurs c’est pas beaucoup mieux. Tout ça c’est aussi ma faute. J’en avais envie aussi. J’aime trop aller chercher la petite bête. 

J’aimerais passer la serpillère sur tout ça. Javelliser comme ma mère le matin quand elle nettoie ses terrasses. Laver à grand coups d’eau. Mettre un coup de karcher et retrouver sous tout le gris un peu de réconfort. J’aimerais me déconnecter et changer de nom et d’identité. C’est toujours plus facile que de demander pardon. De s’excuser d’avoir voulu être comme les autres à défaut d’avoir des couilles et une personnalité. C’est toujours plus facile pour oublier les gens, oublier Paris, et oublier tout court.

J’aimerais remplacer les semaines par les week ends. Que tous les jours soient d’éternelles siestes dans un grand lit électrique. J’aimerais qu’il n’y ait rien eu avant. Que je sois vierge de toute expérience. Me débarrasser d’une vie aigrie et fripée, collante et suintante. La laisser au vestiaire et oublier le ticket.

On ne peut jamais revenir à zéro, les jeux vidéos nous mentent. On n’a pas un stock de vies dans lesquelles on pourrait puiser comme ça, pour le fun. Merde je me suis trompée je vais recommencer.

Parfois j’aimerais tout écrire et tout mettre à la poubelle, griffonner, déchirer, mettre en morceaux et me sentir soulagée pour une fois. Je m’en fous d’assumer de pas assumer on a plus 16 ans, on est plus en train de se dire qu’il n’y a rien de grave. Parce que si c’est grave. Tout est grave. Et je ne le dis jamais. Parce que les gens s’en foutent. Quand tu leur dis que oui c’est grave ils trouvent toujours des mensonges pour te prouver l’inverse. Et moi aussi je mens je fais comme eux, je prends des libertés avec la réalité, je brode mais pas trop sinon je me perds. Je ne sais pas bien mentir.

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3 Replies to “Without my wings i feel so small”

  1. On ne peut décemment pas quitter une ville où les gens accélèrent en voyant un piéton traverser et dans laquelle il y a toujours un mec assez désespéré pour retarder le métro, enfin!

    Plus sérieusement, bien sûr que tout est grave. Mais j’ai l’impression qu’avec le temps, on se fait davantage à la gravité.

    Il y a des phases comme ca cALi, c’est justement pour cela que la maison du chocolat existe…

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